Etape du samedi 25 août : 92 Km

 

Les Filles de Parthenay sont arrivées rue de Beaulieu, à Pompaire, à 16 h 30. Elles ont ensuite poursuivi leur course jusqu'à Gâtinéo où les attendait la foule.

On va bien ! C'est la phrase que prononcent les Filles de Parthenay après chacun de leur entraînement. Elle est devenue leur devise. Elle est imprimée dans leurs habitudes et sur leurs tee-shirts C'est cette phrase qu'elles prononcent à leur arrivée, hier à 16 h 30, rue de Beaulieu. C'est ici qu'ensemble elles coupent la banderole d'arrivée aux couleurs de l'Espagne. C'est ici que les attendent familles, amis et élus.

Elles sont émues. Elles laissent glisser quelques larmes. Elles font cercle autour de Didier Berthelot, cycliste qui leur a ouvert la voie tout au long de leur périple. Quelques minutes plus tard, elles repartent en direction du centre aquatique Gâtinéo, avec la flamme des Jeux sportifs, où les attendent près de 200 personnes. Elles sont acclamées, applaudies. Enfin, leur course s'achève au foyer Gabriel-Bordier où elles allument la vasque des jeux.

Une belle aventure

Oui, les douze joggeuses vont bien. Elles sont fatiguées mais heureuses. Elles ont tenu la distance : 630 km en relais pédestre depuis Arnedo, ville jumelle espagnole. Et dans des conditions difficiles. « Il faisait extrêmement chaud lorsque nous sommes parties d'Arnedo, indique Christine Rossard, l'entraîneuse du club. Alors nous nous sommes adaptées. Nous avons écourté nos relais et nous avons couru trois fois trente minutes au lieu d'une heure par jour. Nous ne voulions pas risquer l'insolation ou la déshydratation ». Elles ont gravi des cols sans faiblir. Chacune a couru une distance totale de 50 à 70 km.
Bien sûr, il y a eu « des coups de fatigue, des coups de gueule ». C'est humain. Mais elles ont laissé courir et ne s'en souviennent déjà plus. Toutes ont conservé leur motivation et ont fait preuve de courage. « Les Landes ont été difficiles à traverser, commente la coach. Nous ne voyions pas la fin de ces longues lignes droites. C'était fatigant moralement ». C'est au cours de la dernière étape, Saint-Jean-d'Angely - Parthenay, que l'humour a fait son grand retour. « Nous avions fait le plus dur », sourit Christine.
L'asphalte qui se déroule sous leurs pieds, elles le connaissent bien. L'euphorie les gagne. Elles ont relevé leur défi. Elles ont gagné.

Article Nouvelle République du dimanche 26 août 2012

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/communes/Parthenay/n/Contenus/Articles/2012/08/26/Les-Filles-de-Parthenay-ont-releve-le-defi